Test Playstation 3 : The Elder Scrolls V Skyrim
"The Elder Scrolls" revient et ne fait pas semblant. Notre test paraît un peu tard; vous savez donc sans doute déjà le principal: Skyrim fait partie des tout meilleurs jeux de cette année 2011 et des tous meilleurs RPG jamais sortis. Le jeu narre l'histoire d'un monde soumis à la guerre civile et à l'aube de la destruction par un Dieu qui a pour l'occasion revêtu l'apparence d'un dragon.
Comme vous n'êtes pas tout à fait n'importe qui et malgré le sort qui vous était initialement réservé lorsque le jeu débute, c'est bien sûr vous qui allez-vous retrousser les manches pour sauver ce qui peut encore l'être. Préalablement, lors du lancement du jeu, il aura fallu choisir la race, le sexe et la classe du personnage, ceci influera sur l'orientation du gameplay (corps à corps, combat à distance et magie) ainsi que sur l'aventure (marginalement, l'intrigue principale restant pour grande partie inchangée). On est dans un scénario efficace mais pas forcément très original; les joueurs de RPG ayant l'habitude de sauver le monde d'une destruction imminente alors que rien ne les y prédisposaient avant le premier quart d'heure de jeu...
Là où Skyrim est exceptionnel c'est dans tout ce que Bethesda a créé autour de cette intrigue centrale:
Un univers cohérent
Qui a le bon gout d'être riche et varié
Des PNJ à foison, qui ont presque tous des choses à dire (et des problèmes à régler)
Des quêtes optionnelles de tous types qui permettent de faire évoluer son personnage et de vivre l'histoire que l'on souhaite
Des mécanismes de gameplay riches et équilibrésUn monde gigantesque et magique
L'univers de Skyrim et la diversité des quêtes secondaires sont à coup sûr le meilleur atout du jeu. La carte est gigantesque et les PNJ sont nombreux. Les quêtes secondaires se comptent par centaines. C'est même à se demander s'il est possible de toutes les faire. On a parfois l'impression que le jeu intègre un moteur qui permet de renouveler les intrigues.
L'autre aspect qui vous tiendra en haleine concerne la progression de votre personnage: les skills, l'équipement, les objets, au bout d'un moment, la progression nécessitera de choisir les quêtes qui vous feront avancer au mieux dans la direction que vous souhaitez. Une nouvelle occasion de passer quelques dizaines d'heures à découvrir le monde qui vous entoure.
L'intrigue est très bien choisie malgré son aspect classique et il faut bien reconnaître que les histoires de dragons et de pouvoirs magiques fonctionnent toujours aussi bien... surtout lorsque les dragons en questions sont aussi bien représentés: rapides, dangereux, effrayants, ils en feront trembler plus d'un. La première rencontre est, à cet égard, magnifiquement orchestrée.
L'autre aspect qui vous tiendra en haleine concerne la progression de votre personnage: les skills, l'équipement, les objets, au bout d'un moment, la progression nécessitera de choisir les quêtes qui vous feront avancer au mieux dans la direction que vous souhaitez. Une nouvelle occasion de passer quelques dizaines d'heures à découvrir le monde qui vous entoure. L'intrigue est très bien choisie malgré son aspect classique et il faut bien reconnaître que les histoires de dragons et de pouvoirs magiques fonctionnent toujours aussi bien... surtout lorsque les dragons en questions sont aussi bien représentés: rapides, dangereux, effrayants, ils en feront trembler plus d'un. La première rencontre est, à cet égard, magnifiquement orchestrée.
Le scénario
Sujet au combien intéressant.... Nous n'allons pas spoiler le scénario plus que ce que nous avons déjà fait en décrivant l'environnement. Nous nous contenterons de dire que l'aventure principale propose une bonne dose de bravoure, de beaux moments et de surprises.
Toutefois, Skyrim souffre du syndrome du jeu trop ouvert: il est l'anti Final Fantasy XIII.... mais cela n'a pas que du bon: Ce que l'on y gagne en liberté, on le perd en cohérence. Là, ou un FF XIII vous force à avancer le scénario sans échappatoire, Skyrim ne vous y contraint en aucune manière.... On se retrouve donc comme dans un Mass Effect, à aller faire les courses de Madame Michu et porter un courrier au petit frère d'un gars qu'on ne connaît que depuis 5 minutes alors que le monde est censé être sur le point de disparaître et que l'on sait ce qu'on doit faire pour l'empêcher.
Le scénario est très bien mais le jeu est si ouvert et si riche qu'il nous pousse à tout faire sauf à avancer l'intrigue principale. Au final, on passe donc plus de temps à jouer à Skyrim pour découvrir et explorer le monde créé par les développeurs que pour connaître la suite de l'histoire qui nous est comptée. Il n'y a rien de mal à cela, mais il faut bien intégrer ceci avant de craquer pour ce jeu, sous peine d'être déçu.
Toutefois, Skyrim souffre du syndrome du jeu trop ouvert: il est l'anti Final Fantasy XIII.... mais cela n'a pas que du bon: Ce que l'on y gagne en liberté, on le perd en cohérence. Là, ou un FF XIII vous force à avancer le scénario sans échappatoire, Skyrim ne vous y contraint en aucune manière.... On se retrouve donc comme dans un Mass Effect, à aller faire les courses de Madame Michu et porter un courrier au petit frère d'un gars qu'on ne connaît que depuis 5 minutes alors que le monde est censé être sur le point de disparaître et que l'on sait ce qu'on doit faire pour l'empêcher. Le scénario est très bien mais le jeu est si ouvert et si riche qu'il nous pousse à tout faire sauf à avancer l'intrigue principale. Au final, on passe donc plus de temps à jouer à Skyrim pour découvrir et explorer le monde créé par les développeurs que pour connaître la suite de l'histoire qui nous est comptée. Il n'y a rien de mal à cela, mais il faut bien intégrer ceci avant de craquer pour ce jeu, sous peine d'être déçu.
Il y a toujours un "mais"
Skyrim est un jeu exceptionnel. Il poursuit la tradition chez Bethesda qui est de proposer des jeux de rôle avec un gameplay qui fait néanmoins la part belle à l'action. Bien qu'il n'y ait là rien de nouveau pour ce développeur, ce gameplay est assurément moderne. Les joueurs de RPG ayant affiché leur nette préférence pour ce positionnement plutôt que pour celui des RPG japonais ou l'on a tout son temps pour réfléchir avant chaque mouvement. Cependant, Skyrim poursuit également la tradition de Bethesda pour la représentation à la première personne et même si on s'est habitué avec les titres précédents (Oblivion, Fallout 3 et New Vegas), on peut comprendre ceux qui restent dubitatifs sur la pertinence de ce choix pour un jeu qui comporte beaucoup de combats au corps à corps (notamment à l'épée). Pour être tout à fait honnête, on peut faire le même constat que sur Oblivion: la différence visuelle entre un coup d'épée vers l'avant qui est trop court pour toucher l'adversaire et un coup d'épée qui fait mouche est très faible pour ne pas dire inexistante: Au corps à corps, on ne sait jamais vraiment si nos coups portent ou non. Pas de problème en revanche lorsqu'on utilise la magie ou les armes à distance comme les arcs.
Quant à la vue à la troisième personne disponible dans le jeu, il s'agit plutôt d'une vue à la première personne qui aurait été dézoomée mais ou la caméra resterait sur un fil imaginaire dans l'axe de la tête du personnage. Il faut le voir en mouvement pour comprendre le principe mais en termes simples, il s'agit d'un bricolage sur base d'une représentation à la première personne. On n'est bien loin d'une vraie représentation à la troisième personne comme on pourrait l'espérer: n'imaginez pas obtenir le même confort de maniabilité du personnage et de la caméra que dans un Batman Arkham city ou un Assassin's Creed par exemple.
Tout le monde s'y fait cependant au bout d'un moment et à moyen terme, cela ne gâche pas le plaisir de jeu.
Techniquement
Skyrim est un très beau jeu, notamment si on tient compte de la variété et de la taille de l'aire de jeu proposée. La réalisation est de qualité et ne pose aucun problème particulier même si le titre n'est pas le plus beau jeu du moment. De son côté, le Game design est une pure merveille; si bien qu'on ne peut s'empêcher de passer du temps à se promener juste pour apprécier l'environnement dans lequel le jeu propose d'évoluer. En revanche, encore une fois, à l'image de beaucoup de jeux multiplateformes sortis en cette fin d'année (Batman Arkham City, Assassin's Creed Revelations, Battlefield 3, NFS the Run, etc.) Skyrim montre qu'il va être temps de passer à la génération de consoles suivante: il est bien difficile de revenir à la version PS3 de ce Skyrim après l'avoir vu tourner la version PC sur une machine un peu puissante.
Conclusion
18 |
On tient avec Skyrim un des titres majeurs de cette génération de consoles. Il serait dommage de passer à côté. L'univers est si cohérent, si riche qu'on a souvent envie d'aller explorer des zones inconnues, de retourner dans certaines ou de faire une quête secondaire de plus, simplement pour le plaisir de parcourir ce jeu. Finalement, le seul reproche qu'on peut lui faire est son mode de représentation issu du monde PC (représentation et maniabilité FPS, adaptée du gameplay "clavier-souris").... et encore, beaucoup répondront que ce n'est pas un réel défaut mais un mode de contrôle qu'il faut savoir apprivoiser. | |||
| Les plus | Les moins | |||
L'univers proposé L'équilibre du gameplay La richesse de l'environnement La possibilités de customiser son aventure |
La fausse vue à la troisième personne Chronophage |
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L'univers proposé
La fausse vue à la troisième personne